Préparer son itinéraire

10 étapes et conseils pour bien préparer son itinéraire de randonnée et éviter les déconvenues.

 

#1. CHOISIR SA DESTINATION ET S’Y RENDRE

Basse, moyenne, haute montagne ? On peut tout aussi bien voir des paysages sublimes en longeant la côté d’émeraude, qu’en grimpant au sommet du Barrhorn. Libre à vous de déterminer votre destination selon vos envies et votre expérience en montagne ! Par exemple, évitez de vous aventurer sur le GR 20 si c’est votre premier trek.

Dans un second temps, on étudie les possibilités pour se rendre au point de départ défini. Si le voyage s’effectue en voiture cela simplifiera les choses, en revanche si vous prévoyez de partir en train ou en bus (ce que je fais très souvent) il faudra trouver une gare proche du point de départ ou éventuellement identifier les bus qui peuvent vous en rapprocher. Le stop ou le covoiturage peuvent aussi être des alternatives efficaces. Pour revenir au point de départ, si votre trajet n’est pas une boucle, il faudra de la même manière se renseigner sur les bus ou les autres moyens de locomotion disponibles.

Si vous partez de la capitale, je vous donne ici plusieurs idées de treks sans voiture.

 

#2. EVALUEZ LA DIFFICULTÉ DU TREK

Lors de cette étape, il est important de vous poser les bonnes questions pour bien évaluer la difficulté globale du trek. 

  • Est-ce une zone de basse, moyenne, haute montagne ?
  • Quelle est la longueur globale du trek ?
  • Quel est le dénivelé global (positif et négatif) du trek ?
  • Combien de jours dure le trek ?
  • Est-ce qu’il y a des portions techniques et si oui lesquelles ? Pour avoir plus d’informations sur un sommet ou des sections techniques, le site Camptocamp fait office de référence.

Il essentiel de bien répondre à cette question : EST-CE QUE MON NIVEAU ME PERMET DE RÉALISER CE TREK OU CETTE ASCENSION ? Pour le savoir, rien de mieux que de vous référez à vos précédentes sorties ou bien de faire une journée test (avec un sac chargé).

 

#3. SE RENSEIGNER SUR LES CONDITIONS EN MONTAGNE

Suite au choix de la destination, il est conseillé de recueillir le maximum d’informations sur les conditions sur le terrain. Cela peut aller de l’état des sentiers, aux restrictions ponctuelles (ex : fermeture d’un sentier suite à un éboulement, fermeture d’un refuge…) ou encore des conditions météorologiques qui impliquent un matériel spécifique (ex : un enneigement exceptionnel).

Les forums permettent d’avoir des informations fiables mais l’idéal est d’appeler directement les gardiens des refuges qui jalonnent votre trek afin d’avoir une information la plus à jour possible. Cela vous permettra d’ajuster votre itinéraire en fonction des ces informations et ainsi d’éviter les mauvaises surprises.

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#4. AVOIR UNE CARTE ADAPTÉE AU TREK

Une fois la zone du trek déterminée et validée, il faut se pencher plus précisément sur la carte pour pouvoir affiner la préparation de l’itinéraire. Pour ce faire, il est impératif d’avoir une carte détaillée de la zone en question. Je vous conseille le site Visorando qui permet d’obtenir des cartes de randonnées de France et de beaucoup d’autres pays.

Certains sites liés aux offices de tourisme proposent aussi des cartes détaillées comme le site Wanderland pour les treks en Suisse.

D’expérience il est préférable d’avoir une carte un peu moins détaillée du trek pour avoir une une vue globale et une autre plus détaillée pour les passages où l’orientation est plus compliquée.

Pour avoir un petit aperçu voici les échelles de référence :Carte de randonnée

1/24 000 = 1 cm pour 240 m

1/25 000 = 1 cm pour 250 m

1/50 000 = 1 cm pour 500 m

1/100 000 = 1 cm pour 1 km

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#5. SAVOIR LIRE UNE CARTE DE RANDONNÉE

Avoir une bonne carte ne suffit pas, il faut s’assurer de bien savoir la lire pour ne pas avoir de déconvenues en chemin. Assurez vous d’être bien à l’aise avec l’ensemble des pictogrammes et symboles de la carte : villages et habitations, routes, sentiers, pistes forestières, obstacles naturels (barres rocheuses, fleuves et cours d’eau, forêts…) et bien sûr les lignes de pentes (plus elles sont rapprochées, plus le dénivelé augmente rapidement). 

Un petit exercice d’orientation avant de partir peut être un bon moyen d’identifier vos éventuelles lacunes.

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#6. ANTICIPER LES DISTANCES  

Nous avons notre destination, notre carte, il nous faut maintenant déterminer les distances de nos étapes. Pour cela, on évalue dans un premier temps la distance globale du trek envisagé pour ensuite la répartir de façon équilibrée sur le nombre de jours. Imaginons un trek de 100 kms sur 5 jours, cela nous donnerait en moyenne 20 kms par jours, ce qui est déjà une bonne distance pour une étape au dénivelé modéré, comptez 15 kms pour une étape en montagne pour les bons marcheurs. 

Il est important de pondérer le chiffre obtenu par un élément clé : le dénivelé. Pour l’identifier il faut se reporter aux indications d’altitude et aux lignes de pentes sur la carte. Dans le cas où le trek envisagé se situe dans une zone montagneuse il faudra revoir à la baisse le kilométrage moyen pour prendre en compte le dénivelé, qu’il soit positif ou négatif.

Si votre trek comporte, en plus du dénivelé, des passages techniques (escalade facile, via ferrata, portions peu tracées) il faudra aussi pondérer votre kilométrage moyen. Pensez également à ajouter un ou deux kilomètres supplémentaires en prévision des éventuels détours si l’orientation s’annonce compliquée.

Enfin, n’oubliez pas d’anticiper la dernière étape si vous avez un impératif horaire pour le retour (bus, train ou covoiturage).  

Préparer son itinéraire

 #7. PRÉVOIR OÙ DORMIR

Nous avançons petit à petit dans la construction de notre parcours mais nous n’avons pas résolu la question du logement. Dans le cas d’un trek en bivouac, cette dernière est un peu moins cruciale dans le sens ou il vous suffira de trouver une zone propice au bivouac pour installer votre tente (voir article Je bivouaque). 

En revanche, pour un trek en refuge ou en gîte, votre parcours sera nécessairement orienté vers les refuges que vous aurez pu identifier. Cela pourra sensiblement raccourcir ou allonger vos étapes. Auquel cas, attention à prendre les dispositions nécessaires (partir tôt par exemple) pour ne pas se mettre en danger. Vous pouvez aussi envisager de dormir dans des refuges non gardés si ils constituent une alternative cohérente avec votre parcours.

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#8. PRÉVOIR DES POINTS DE RAVITAILLEMENTS

Si votre trek est prévu sur plusieurs jours, la question du ravitaillement va rapidement se poser. Que ce soit en eau ou en nourriture, il faudra être en mesure de s’approvisionner.

Si vous êtes en refuge, la question sera un peu moins déterminante car les refuges gardés proposent très souvent la demi-pension (des exceptions sont possible, par exemple au refuge Altavista au Teide qui ne propose pas de DP) et la possibilité de se ravitailler en eau. En revanche si vous êtes en bivouac ou en refuge non gardé, il sera impératif de trouver des endroits où faire le plein.

Pour cela vous pouvez identifier sur votre parcours des villages, des refuges ou gîtes, des fontaines ou des cours d’eau qui pourront vous permettre d’obtenir de l’eau ou d’acheter de la nourriture. Si vous planifiez de vous rendre dans des petits magasins de villages renseignez-vous bien sur les horaires (qui parfois fluctuent) et n’oubliez pas de les noter et de les emporter avec vous. Cela vous sera bien utile pour vous rappeler si la supérette du petit village des Cévennes est ouverte entre midi et deux heures.

En cas d’urgence, n’hésitez pas à toquer aux portes, les randonneurs sont généralement très bien accueillis et c’est souvent l’occasion d’une rencontre sympathique ! 

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#9. RÉSERVER LES REFUGES ET PRÉVENEZ VOS PROCHES

Avant de partir, pensez à bien réserver les refuges, si possible assez en amont de votre départ afin d’éviter toute mauvaise surprise. Renseignez-vous sur les horaires d’arrivées et de repas, sur l’équipement à apporter (sacs de couchages, draps de soie, nourriture…) et le moyen de paiement proposé (certains refuges ne proposent pas de paiement par carte par exemple).

Il est impératif de noter les coordonnées du refuge et du gardien afin de pouvoir le contacter en cas de besoin (retard, annulation). En cas de soucis, sa connaissance de la zone pourra vous être d’une grande aide.

N’oubliez pas d’avertir vos proches de votre départ et de transmettre votre itinéraire en précisant les étapes et les sentiers empruntés, les coordonnées des éventuels refuges, les zones de bivouac envisagées. Cela facilite fortement les recherches en cas d’urgence.

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#10. ÊTRE ÉQUIPÉ

Pour bien se repérer lors de votre trek, pensez à emporter en plus de vos cartes : une boussole, une montre et un altimètre. Veuillez à bien savoir vous en servir avant de partir. Voir aussi l’article Préparer son sac pour la liste des équipements à mettre dans votre sac. 

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BONUS #11. PARTIR À L‘AVENTURE 🙂

 

 Textes et images (c) Benoit Malot