Les gorges du Verdon

3 jours en autonomie du fond des canyons aux crêtes des gorges du Verdon.

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LE TREK EN BREF

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Pour ce dernier trek de l’année je devais initialement réaliser le tour du Mont-Blanc mais la météo en a décidé autrement. En vacances dans le Lubéron, j’ai donc opté pour une escapade locale en partant pour les gorges du Verdon. Des gorges réputées pour les grandes voies chères aux grimpeurs mais aussi et surtout pour les paysages qu’elles offrent aux randonneurs. Un trek en autonomie de trois jours qui me fera passer aussi bien dans le fond du canyon que sur les crêtes qui le bordent.

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JOUR 1

ROUGON – LE PUITS

Pour démarrer, je gare la voiture un peu avant Rougon, sur le parking qui mène au belvédère de Point Sublime (10h20). Je profite de mon passage pour aller y faire un tour et admirer la vue avant de revenir sur mes pas pour rejoindre le GR 4 qui passe en bordure de route et qui descend rapidement dans le fond du canyon. Impossible de rater le sentier sur cette section tellement il est emprunté ! A peine le temps de me familiariser avec ces paysages que le chemin entre dans le tunnel du Baou (lampe frontale indispensable) d’une longueur de 650 mètres et construit pour la réalisation d’un canal hydro-électrique qui n’aboutira pas. Sorti du tunnel, je randonne maintenant sur un beau sentier très agréable qui offre une belle vue sur le lit du Verdon notamment au niveau du Belvédère de Trescaire. Je suis toujours le GR 4 aussi nommé sentier Blanc-Martel qui contrairement aux idées reçues ne court pas en bordure du Verdon mais le surplombe sur une bonne partie. Le sentier devient légèrement plus exigeant sur certaines portions notamment à partir de la Baume aux Chiens. Tout en prenant doucement de l’altitude je rejoins le célèbre passage de l’escalier de la Brèche Imbert, vertigineux ! Arrivé au bout du canyon, le sentier oblique direction ouest et se rapproche au fur et à mesure du lit du Verdon en passant par la grotte de la Baume aux Bœufs et les éboulis de Guegues.

A l’intersection avec le GR 99, je prends ce dernier pour me diriger vers la passerelle de l’Estellier. Je fais une petite pause déjeuner (13h20) d’une quarantaine de minutes au bord du Verdon avant de me remettre en route en passant sur l’autre rive en suivant toujours le GR 99. Le dénivelé s’accentue rapidement et le poids du sac se fait un peu plus sentir. Je coupe la D 71 une première fois (14h40) et poursuis direction ouest sur le GR qui me fait prendre doucement de l’altitude via un sentier bien marqué et agréable. Ce dernier rejoint une piste forestière un peu monotone et coupe à nouveau la D 71 (15h40) avant de monter et de m’emmener jusqu’au Pas de Garimbau.

Je serpente maintenant sur les hauteurs, dans le maquis, en direction du Grand Margès (1576 mètres) que j’atteins à 17h30. Ce dernier offre une superbe vue panoramique sur le Verdon, le lac de Sainte Croix et les environs. Sans trop m’attarder en raison du vent froid, je continue quelques minutes sur les crêtes en suivant le GR avant de descendre progressivement en passant le clos de la Glacière à la recherche d’un endroit propice au bivouac. Je m’arrête finalement un peu avant Aiguines, à l’intersection de plusieurs chemins (Le Puits) pour monter ma tente (18h30).

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JOUR 2

LE PUITS –  RAVIN DE MAINMORTE

Après une nuit un peu fraiche (4 degrés), je me mets en route un peu avant 9h30 et poursuis ma descente vers le petit village d’Aiguines (9h50). Je quitte le GR pour me rendre au centre et profiter d’un petit verre au bar de la fontaine qui me permet au passage de remplir mes bouteilles (eau de la fontaine potable). Une fois réhydraté, je reviens sur mes pas et remonte jusqu’à la table d’observation pour prendre le chemin qui longe le camping direction nord-est. À peine quelques minutes plus tard je prends le petit sentier qui monte parallèlement à droite. Ce dernier doit me permettre de rallier le camping Le Galetas et de boucler mon parcours. A chaque intersection je reste sur le sentier de gauche et arrive sur les hauteurs du camping. En suivant les chemins de traverse qui descendent en oblique je rejoins la route D 957. Je la longe alors sur la gauche pour arriver au pont du Galetas (11h10) qui offre une vue exceptionnelle sur le début des gorges. Un endroit de fait assez touristique !

Je franchis le pont et poursuis quelques minutes sur le bord de la route avant de prendre le PR qui monte à la perpendiculaire de la route en direction du col de Plein Voir indiqué à 5,5 kms et deux heures. La première partie monte progressivement jusqu’à couper la route au coteau de Félines. La seconde partie du sentier est bien plus exigeante mais offre cependant une vue superbe sur les gorges et le lac de Sainte Croix. Enfin, la dernière partie menant au col monte directement dans la pente. Une fois arrivé au dit col (13h30) je profite d’une pause déjeuner bien méritée avant de me remettre en route en marchant sur le fil des crêtes afin de profiter de la vue spectaculaire. Le GR 4 passe quant à lui un peu en dessous, je le rejoins ensuite pour me diriger vers le plateau de Barbin via une piste forestière bien marquée et très roulante. Je quitte le GR pour emprunter le PR qui descend dans le Ravin du Brusc, une section où il faut être particulièrement vigilant car le sentier descend rapidement sur des portions où il faut mettre les mains et où les gravillons rendent la progression parfois hasardeuse (qui plus est avec un sac lourd).

La descente aboutit au belvédère de Maireste (16h15) qui permet d’avoir à nouveau une vue dégagée sur le canyon. Je poursuis ma route vers mon prochain bivouac en empruntant toujours le PR ou sentier du Bastidon qui longe sur les hauteurs le lit du Verdon. Le sentier est agréable bien que parfois exposé mais les passages les plus sensibles sont sécurisés. Il me faut 1h30 pour en voir la fin. Je m’arrête juste avant la route au niveau du ravin de Mainmorte qui m’offre un petit promontoire idéal pour mettre ma tente avec une vue grandiose sur le canyon (18h30). Un bivouac unique !

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JOUR 3

RAVIN DE MAINMORTE –  ROUGON

La nuit aura encore été fraiche (4 degrés) mais le soleil ne tarde pas à pointer le bout de ses rayons. Une fois le bivouac démonté, je me mets en route et rejoins vite la route des crêtes et le GR 4. Me voilà parti pour 4,5 km de bitume jusqu’au chalet de la Maline. Cette portion est un peu monotone mais le cadre des lieux compense cette monotonie. J’atteins le chalet un peu avant 9h30 et papote une vingtaine de minutes avec le gardien autour d’un verre. Il me faut encore revenir à Rougon, aussi je ne tarde pas trop et poursuis sur le GR 4 qui descend maintenant vers le fond du canyon avant de rejoindre le sentier du Blanc-Martel (10h15).

La boucle est bouclée, il ne me reste plus qu’à arpenter le sentier dans l’autre sens ce qui ne manque pas d’intérêt car cela permet d’avoir une vue différente sur les gorges. Sans trop m’attarder je serais à la voiture à 14h00 en ayant pris le temps de manger un bout à la sortie du tunnel du Baou. Pour information les panneaux indiquent 6h pour aller de Rougon au Chalet et inversement.

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INFOS PRATIQUES

Pour se rendre à Rougon, il est possible de prendre le bus LER 27 qui passe par la Palud sur Verdon et à Rougon. Pour ceux qui viennent en voiture, se garer sur le parking du belvédère de Point Sublime.

Même si il est possible de boire l’eau du Verdon, pensez à prendre de l’eau en quantité suffisante car il y fait souvent très chaud ainsi qu’une lampe frontale pour le passage du tunnel du Baou. 

Comme la zone est fréquentée, l’itinéraire est bien marqué et ne présente pas de difficultés.

Pour l’hébergement sur le parcours, outre le bivouac qui est toléré du coucher du soleil à son lever (pas de feux) il est possible de dormir au camping de l’Aigle à Aiguines, au camping Le Galetas, au camping de Cabrière ou encore au chalet de la Maline (refuge CAF). 

Pour plus de renseignements, consultez le site de l’office de tourisme des Gorges du Verdon.

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Textes et photos (c) Benoit Malot

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